Formation en alternance
Sommaire
- 1. Qu’est-ce que la formation en alternance ? Différentes définitions
- 2. Histoire de l’alternance en formation
- 3.La pédagogie de l’alternance au service d’un processus de professionnalisation
- 4. les différents types d’alternance
- 5. Les conditions de réussite
- 6. Ressources pédagogiques
- 7. Bibliographie et liens
1. Qu’est-ce que la formation en alternance ? Différentes définitions
La mise en place de l’alternance en formation repose sur le constat que le travail est potentiellement formateur ; dans ces conditions, l’expérience professionnelle est un capital que le formateur repère, valorise et complète en accompagnant l’apprenant afin de lui permettre d’atteindre les compétences, la qualification professionnelle visée.
L’alternance permet d’apprendre ce qui ne s’enseigne pas en formation et qui pourtant constitue une partie essentielle de la compétence : l’expérience.
L’alternance est une voie d’excellence en matière d’insertion professionnelle pour les jeunes, mais elle progresse encore trop faiblement dans notre pays.
- Définition courante :
Ce type de formation associe, de manière linéaire et alternée, deux types d’activité :
- Enseignements et apprentissages généraux, professionnels et/ou technologiques, dans des lieux choisis de formation, pour l’acquisition de savoirs ;
- Exercice dans un milieu professionnel d’une activité en relation avec la formation reçue, pour l’acquisition de savoir-faire, voire pour l’apprentissage même du contexte socio-professionnel.
- Définition « savante » : contribution de la formation par alternance à la construction des compétences
La formation par alternance constitue une modalité de formation permettant de s’approcher au plus près de la construction des compétences. Cela suppose que l’alternance ne soit pas conçue comme une simple succession de moments théoriques et de moments pratiques (alternance juxtapositive), mais que ces deux moments interagissent l’un sur l’autre et s’alimentent mutuellement (alternance intégrative).
Ces deux moments sont indispensables et indissociables pour la construction des compétences. Le savoir combinatoire suppose une variété de ressources. Celles-ci doivent être combinées et mobilisées en situation de travail pour s’actualiser en compétences.
- Les moments en formation contribuent à la production de " ressources " (connaissances, savoir-faire, …) qui seront utiles pour la construction de compétences.
- Les moments de formation permettent d’entraîner à la prise de recul, à la distanciation. Ils constituent une opportunité pour apprendre à réfléchir sur les pratiques professionnelles mises en œuvre en situation réelle de travail. "Les mises en situations professionnelles constituent des opportunités pour apprendre à construire des compétences à partir des ressources acquises en formation. Elles entraînent le savoir combinatoire." (Guy Le Boterf - L’ingénierie des compétences - Éditions d’Organisation - 1998 - p.150/151).
- Définition « institutionnelle », un exemple, celui de l’AFPA (Association nationale de la Formation Professionnelle des Adultes), les formations concertées avec l’entreprise .
Le partenariat avec des entreprises s’appuie sur la législation des différents types de contrat (contrat. d’apprentissage et contrat de professionnalisation). Les objectifs de ces formations concertées avec l’entreprise sont de complexité variable : pour découvrir soit un métier, soit le monde de l’entreprise dans un but d’orientation et de motivation, pour développer des compétences professionnelles qui ne peuvent être mises en œuvre qu’en situation de travail réel, pour faciliter l’insertion dans le milieu professionnel, pour réaliser des économies d’investissement en matériel ou en locaux , pour faire intervenir dans les formations ponctuellement des professionnels « très pointus » à un coût supportable pour l’organisme de formation, …
Concept lié : Tutorat
2. Histoire de l’alternance [1] en formation :
« La création de lieux où l’on apprend, distincts des lieux où l’on produit est un phénomène relativement récent. Auparavant on apprenait sur les lieux de production eux-mêmes, par un "simple" compagnonnage. Les apprentis étaient mis directement au contact avec les impératifs de "la vie" artisanale, agricole, intellectuelle, industrielle, militaire, etc. On a d’abord appris à écrire en copiant derrière l’épaule du copiste et non en pratiquant une méthode d’écriture ; on s’est d’abord formé à un métier au contact direct de la réalité économique… . Les Compagnons du tour de France dès le 16ème siècle, s’interrogent sur une difficulté fondamentale de la pratique du compagnonnage : comment prendre en compte, à la fois, l’apprenti et le client ? …Si l’on satisfait l’apprenti, on gâche du matériel, on perd du temps, on mécontente le client ; si l’on satisfait d’abord le client, on va vite à l’essentiel, on fait faire les choses par ceux qui savent déjà les faire et l’apprenti observe, ne met la main à la pâte que pour des tâches d’exécution : on ne le forme pas vraiment…. Ils construisent, alors, des établissements particuliers dans lesquels on va tenter d’apprendre "dégagé", au moins partiellement, de la pression de la production et du client. A la fin du 17ème, c’est la naissance de la didactique avec La Grande Didactique de Comenius, qui essaie de dégager tous les savoirs du champ social pour les rendre accessibles, non plus dans les lieux de production, mais dans des lieux d’ "instruction", avec des "manuels" et des maîtres spécialisés qui enseignent les choses par ordre de complexité croissante. Coménius explique que l’on ne peut pas apprendre dans le lieu de la production car, lorsque l’on se trompe, cela a trop de conséquences : le résultat est mauvais, on perd en productivité, le client est mécontent. Il faut donc des lieux où l’on puisse se tromper et analyser ses erreurs sans craindre d’être sanctionné. C’est le début de "la didactisation des savoirs professionnels", un grand mouvement qui va durer deux siècles et qui consiste à dégager les savoirs professionnels des lieux où ils ont émergé pour les présenter dans des livres et dans des lieux spécifiques où l’on est censé se les approprier à l’abri de la pression productive.
Les avantages sur le plan de la progressivité –du simple au complexe- se payent par beaucoup d’inconvénients sur le plan de la finalisation des savoirs. On arrive à des savoirs très bien construits, très bien organisés dans des manuels, dans des programmes, dans des ensembles extrêmement sophistiqués, mais à des "savoirs morts". On découvre qu’à force de "didactiser" les apprentissages, pour les dégager de leurs pratiques sociales de référence, on les dévitalise.
On se retrouve ainsi au début du 20ème siècle avec deux échecs successifs avec lesquels il faut bien composer : l’échec d’une formation par la seule immersion dans la production et l’échec d’une formation totalement dégagée de la production. Le premier, parce qu’en situation de production, on ne peut pas consacrer assez de temps à apprendre sereinement : c’est trop compliqué, cela compromet même l’équilibre de l’entreprise. Le deuxième, parce que, sans la production qui donne du sens aux savoirs, la formation devient un cadre vide, le savoir devient un savoir sans signification, dont on ne voit pas à quoi et à qui il peut être utile. »
La formation en alternance est dès lors mise en place pour dépasser ce double échec ?
3.La pédagogie de l’alternance au service d’un processus de professionnalisation
Moins une méthode qu’une démarche, la pédagogie de l’alternance repose sur la distinction des apprentissages formels, non formels et informels [2], ceux issus de la « théorie » et de la « pratique ", et vise à la fois la transformation de l’expérience et sa mise en perspective dans l’ histoire de vie de la personne [3] Ce travail dialectique entre le faire et le dire, entre l’individuel et le collectif favorisé par la réflexivité produit un apprentissage à partir de la compréhension de ses manières de faire et d’agir. L’alternance exige un accompagnement méthodologique des personnes et des groupes dans l’articulation de ces différents savoirs afin de réaliser un croisement fertile des savoirs d’expérience, d’action, et de réflexion théorique.
L’alternance en formation est un système d’interface entre le système de travail et le système de formation, à 4 dimensions : institutionnelle, didactique, pédagogique et personnelle

La pédagogie de l’alternance allie expérience professionnelle et formation : La compétence s’appuyant sur l’expérience, les connaissances et sur la capacité à analyser sa pratique (praticien réflexif), la pédagogie de l’alternance organise, pour une compétence donnée, l’articulation des mises en situation formatives et des situations reconstituées entre l’entreprise et le centre de formation. Elle orchestre aussi l’intervention de chaque acteur : formateur, tuteur et apprenant. Bien plus que des périodes d’application, les temps passés en entreprise sont de véritables temps de formation.

La pédagogie de l’alternance repose sur le fait que l’expérience est facteur d’apprentissage et de développement selon le modèle structurel de David KOLB
Le modèle d’apprentissage proposé par David KOLB alimente une théorie de l’apprentissage capable de prendre en compte à la fois les acquis expérientiels et les acquis théoriques ce qui est au cœur de la logique de l’alternance.

Le processus d’apprentissage expérientiel est un cycle composé de 4 étapes :
l’expérience concrète suivie de l’observation et de la réflexion, qui conduit à la formation des concepts abstraits ou à la recherche de référents théoriques explicatifs aidant à résoudre les problèmes posés par l’observation ; cette étape de conceptualisation mène à la création d’hypothèses portant sur les implications des concepts abstraits dans des situations nouvelles. La vérification des hypothèses dans des situations réelles conduit à de nouvelles expériences, et le cycle peut recommencer.
4. les différents types d’alternance [4] :
De l’ensemble des pratiques d’alternance en formation, 4 formes semblent émerger : l’alternance juxtapositive, l’alternance déductive , l’alternance inductive et l’alternance intégrative.
| l’alternance juxtapositive | l’alternance déductive | L’alternance inductive | l’alternance intégrative |
|---|---|---|---|
| le sujet en formation construit ses compétences à partir des connaissances formalisées acquises dans l’organisme de formation parallèlement aux connaissances pratiques acquises sur le terrain professionnel | l’acquisition des connaissances pratiques est le résultat de la mise en oeuvre des connaissances formalisées acquises à l’école (PAE : Période d’Application en Entreprise) | l’acquisition des connaissances formalisées est le résultat de la généralisation des connaissances pratiques acquises sur le terrain professionnel | le sujet en formation construit ses compétences dans un lent processus dynamique impliquant inter-activement des connaissances formalisées acquises à des connaissances pratiques acquises sur le terrain professionnel |
Les études réalisées sur les dispositifs de formation en alternance montre qu’en majorité les alternances sont juxtapositives : la formation en centre de formation et l’expérience en milieu professionnel sont déclarées comme des activités complémentaires. Toutefois, la réalité montre que cette complémentarité n’existe pas ; on pourrait caractériser cette alternance d’aléatoire ou de fausse alternance [5] car c’est à l’apprenant d’articuler, de manière plus ou moins pertinente les apprentissages réalisés dans ce deux lieux de formation (école et lieu de production). Il y a bien juxtaposition dans le temps et dans la teneur des messages de deux systèmes d’informations distincts sans liens pédagogiques. Une dernière forme d’alternance se retrouve lorsque l’on crée un dispositif spécifique s’intégrant en intermédiaire entre le centre de formation et le milieu professionnel, il exige à la fois une synergie et une réversibilité des pratiques voire une co-construction entre l’organisme de formation et le lieu de travail. L’alternance articulation, celle que G. Malglaive nomme alternance réelle ou intégrative, est celle où les liens entre les lieux de formation sont assurés par l’utilisation des expériences mutuelles dans l’un et l’autre des lieux. Cette structure ainsi formalisée permet des interactions entre savoirs théoriques et savoirs pratiques, que l’apprenant s’approprie, construit et transforme en compétences professionnelles. Elle implique réellement l’apprenant en liant l’action et la réflexion sur le pourquoi et le comment ; les situations de formation (SF) et situations de production (SP) sont organisées au sein d’une programmation précise. Les expériences faites en SP sont examinées en SF et inversement. Le lien est structurel.
5. Les conditions de réussite
Le cadre légal :
Afin de mener à bien des actions de formations en alternance, il est indispensable que l’organisme de formation et en particulier le formateur s’informe sur le cadre juridique, le financement (OPCA,…), sur les exigences du contrat mis en œuvre (contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation) : la durée, le rythme, la rémunération de l’apprenant, l’éventuel degré de qualification visé,…
La formation en alternance s’articule autour d’un contrat tripartite entre : l’apprenant, l’entreprise/tuteur et l’organisme de formation/formateur. L’organisme de formation contractualise la demande de l’entreprise (notamment convention de formation, contrat de professionnalisation ou d’apprentissage,…), le formateur prend contact avec le tuteur de l’entreprise pour organiser le parcours. Il contractualise le parcours de formation avec l’apprenant et le tuteur d’entreprise.
- Le rôle de l’apprenant La modalité de l’alternance, nécessite que l’apprenant ait une nouvelle approche des situations professionnelles vécues en entreprise afin qu’il soit en mesure de revenir sur les éléments factuels permettant de faire un travail d’analyse sur sa pratique et donc sur les actions qu’il a mis en œuvre. Il doit être accompagné afin d’expliciter ce qu’il a fait, pourquoi et comment il a fait, comment il aurait pu faire…
- Le rôle du formateur (organisme de formation) Dans le cadre de son activité le formateur met en place une pédagogie (démarches, méthodes, techniques et outils) adaptée permettant l’exploitation effective des apprentissages réalisés par l’apprenant en entreprise. Il accompagne la transformation de l’expérience, les apprentissages durant tous les temps de l’alternance afin d’assurer le lien entre ces derniers, le projet professionnel et le parcours de formation. En ce sens, il est garant du maintien du sens global de la formation quelque soit le lieu, la temporalité, les personnes ressources et les modalités de l’apprentissage.
- Le rôle du tuteur (entreprise) Selon l’ANI le tuteur doit « contribuer à l’acquisition de connaissances, de compétences et d’aptitudes professionnels par le salarié concerné, au travers d’actions de formation en situation professionnelle et participer à l’évaluation des qualifications acquises dans le cadre du contrat ou de la période de professionnalisation ».
Le suivi et ses outils : La pédagogie de l’alternance implique obligatoirement un suivi différent de celui de la formation en présentiel continu. L’objectif du suivi est d’accompagner l’apprenant tout au long de son parcours de formation conjointement entre l’entreprise/tuteur et l’organisme de formation/formateur ; il doit être réalisé par chaque partenaire du parcours de formation à l’aide d’outils tels que le livret de suivi, le carnet de bord, le portfolio de compétences et également avec des moyens comme les conférences téléphoniques, les suivis en entreprises, l’organisation de petits-déjeuners avec les entreprises,….
- Le portfolio, dans le cadre de la formation tout au long de la vie, explicite la dimension de suivi dynamique du cheminement de l’apprenant, ainsi que la notion de réflexivité de l’apprenant sur son apprentissage.
- Les fiches navettes, elles permettent à l’apprenant de collecter des informations en entreprise en s’exprimant dans son cadre de référence, en terme simples.Les fiches permettent de susciter observation et questionnement sur le poste de travail.
- Livret de suivi et fiches de suivi en entreprise Le tuteur et/ou le salarié renseigne la partie « en entreprise » du livret de suivi en fonction des réalisations professionnelles effectuées pendant la période. Le formateur indique les acquis du salarié au fur et à mesure du parcours de formation (apprentissages de base effectués en centre de formation, résultats aux évaluations des compétences et activités). Les fiches de suivi en entreprise sont complétées par le formateur lors des visites en entreprise. Le contenu des échanges avec le tuteur y est retranscrit et doit pouvoir être communiqué aux autres acteurs.
- Le carnet de liaison informe l’apprenant et le tuteur sur les aspects réglementaires et pédagogiques de la formation (présentation du centre, de l’entreprise, le type de formation, certification prévue, extraits du code du travail…). Il présente des supports d’évaluations certificatives en entreprises et des documents contractuels : contrat pédagogique, fiche récapitulative des activités réalisables en entreprise, règlement intérieur, parcours de formation.L’agencement, la mise en page, le mode d’utilisation doit permettre l’analyse de la « traçabilité ».Sa responsabilité est confiée à l’apprenant
Les méthodes et techniques pour le recueil et l’analyse de « l’expérience, des situations vécues » : pour prendre conscience il faut mettre en mots, la didactique professionnelle, l’entretien d’explicitation, le débriefing et le récit facilitent cette mise en mots de son expérience.
- La Didactique Professionnelle : Pour analyser cette relation complexe qui lie, dans la compétence, compréhension et action, la Didactique Professionnelle (fondée en France par Pierre Pastré à la fin des années 80) a pour objet l’analyse des situations de travail et des situations d’apprentissage pour créer des situations de formation efficaces. Elle repose sur le fait qu’il n’y a pas d’action sans conceptualisation (qui peut-être consciente ou non). Elle offre un cadre théorique et méthodologique à la pédagogie de l’alternance permettant de structurer et de donner du sens aux allers et retours entre les différents temps d’action et les temps de réflexion sur l’action, la réflexion sur l’activité et sur l’apprentissage. Elle a montré que ce processus « action – réflexion - action » provoque une dynamique : enrichissement de la compréhension (conceptualisation) et action plus efficace qui caractérise le processus de construction des compétences.
- Les Techniques d’Aide à l’Explicitation sont un outil de questionnement efficace qui aide à décrire précisément une action, source de la prise de conscience pour accéder au retour réflexif sur les actions vécues et les pratiques. Leur analyse est centrée sur les faits, c’est-à-dire sur le réel de l’activité pour en dégager notamment les aspects conceptuels nécessaires à la construction et au développement des compétences. Elles sont aussi utilisées par les formateurs en collectif (au cours des debriefings, retours d’expériences, de périodes en entreprises…) ou en accompagnement individuel (conduite d’entretiens VAE, difficulté d’apprentissage…). Elles permettent aussi à toute personne engagée dans un parcours de professionnalisation ou de validation un travail personnel et une formalisation efficaces. Cette démarche d’« auto-explicitation », comme les TAE, sont issues de l’Entretien d’Explicitation mis au point par Pierre Vermersch.
- Le débriefing est un moyen de structurer le retour sur expérience, utilisé par les différents acteurs d’une intervention pour échanger suivant leurs différents points de vue sur les opérations, afin de constituer une relation dont la description puisse renvoyer à l’apprenant et à son contexte. C’est une sorte de miroir. Le débriefing est souvent représenté par un cycle constitué par trois étapes : le récit, l’analyse et l’extraction par le formateur.
- Le récit est l’un des meilleurs moyens pour recueillir les informations car il permet la liberté d’expression. Il est souvent structuré par la reconnaissance d’événement à des instants spécifiques, suivie de décisions. A travers le récit on peut reconstituer une situation et associer à cette situation les décisions précises par les actions et les moyens engagés. Le récit est étayé par les fiches de liaisons. Celles-ci permettent la mise en mots de l’action ; On passe du savoir démonstratif au savoir narratif c’est une phase importante du partage.
Pour en savoir plus sur ces outils : consulter le site « l’alternance dans les pratiques pédagogiques de l’AFPA » http://rvmedia.free.fr/
6. Ressources pédagogiques
Dans le cadre des « Rendez-vous de la Formation », TéléFormation et Savoirs (TFS) propose quatre émissions d’une heure sur :
- Alternance et entreprises : : http://www.tfs.afpa.fr/urls/view_im…
En quoi l’alternance entre la formation et le travail interroge-t-elle, voire remet-elle en cause, tout autant les centres de formation que les entreprises dans leur rapport aux savoirs et à l’acquisition de ces savoirs ? Cette émission aborde l’alternance du point de vue de l’entreprise, de son organisation des connaissances et de ses modes de transmissions.
- Alternance et organismes de formation : http://www.tfs.afpa.fr/ressources/o… Cette émission aborde l’alternance du point de vue de l’école, du fonctionnement des organismes de formation et de la pédagogie mise en œuvre.
- Le contrat de professionnalisation
- Le contrat de professionnalisation en Lorraine
Dans le cadre de la série « Repères pour une réforme » TFS propose 10 reportages, en relation avec l’alternance, qui illustrent, sur le terrain, les nouvelles mesures inscrites dans la réforme de la formation professionnelle : le contrat de professionnalisation, la période de professionnalisation…
Dans le cadre de la série « Métiers de la formation : Pratiques de formation » TFS propose une émission : Former par l’alternance. Cette séance porte sur un modèle d’analyse permettant de construire ou de faire évoluer les dispositifs et les pratiques de formation par alternance. Ce modèle est illustré par des reportages présentant 4 actions de formation différentes. Des rubriques méthodologiques structurent la séance et apportent les éléments conceptuels permettant l’appropriation du modèle.
Les ateliers apprentissage-emploi : Laurent Wauquiez, secrétaire d’état à l’emploi, a lancé le 7 janvier 2010 trois groupes de travail dont les conclusions auront vocation à déterminer un plan d’action concret pour lever les freins structurels, et atteindre l’objectif ambitieux d’1 jeune sur 5 à l’horizon 2015.
Ces trois ateliers sont pilotés par des praticiens, ils visent à améliorer la vie quotidienne des jeunes en alternance, développer l’alternance partout et pour tous, aider les entreprises à s’engager davantage dans l’alternance.
7. Bibliographie et liens :
Georges Lerbet, 1995, Bio-cognition, formation et alternance, L ’Harmattan.
Bernadette Courtois et Gaston Pineau, 1991, La formation expérientielle des adultes, La documentation française
Gaston Pineau, 2000, Temps et formation, vers de nouveaux synchroniseurs, Anthropos.
G. Malglaive, Alternance et compétences, Les cahiers pédagogiques, n° 320 p ; 28, 1993 p.28
P. Bachalard, Apprentissage et pratique d’alternance, Édition l’Harmattan, Paris, 1994
Pour en savoir plus sur les démarches et outils : consulter le site « l’alternance dans les pratiques pédagogiques de l’AFPA » http://rvmedia.free.fr/
[1] Philippe Meirieu, « Alternance », article sur son site : http://www.meirieu.com/
[2] Définitions du CEDEFOP : Apprentissage formel : apprentissage dispensé dans un environnement organisé et structuré (dans un établissement d’enseignement ou de formation ou sur le lieu de travail) et explicitement désigné comme apprentissage (en termes d’objectifs, de temps ou de ressources). L’apprentissage formel est intentionnel dela part de l’apprenant. Il conduit généralement à une validation et une certification. Apprentissage non formel : apprentissage intégré dans des activités planifiées non explicitement désignées comme apprentissage (en termes d’objectifs, de temps ou de ressources). L’apprentissage non formel est intentionnel de la part de l’apprenant. On le décrit parfois comme un apprentissage semi structuré. Apprentissage informel : apprentissage découlant des activités de la vie quotidienne liées au travail, à la famille ou aux loisirs. Il n’est ni organisé, ni structuré en termes d’objectifs, de temps ou de ressources. L’apprentissage informel possède la plupart du temps un caractère non intentionnel de la part de l’apprenant.On l’appelle également apprentissage expérientiel ou fortuit.
[3] Pineau 1983.
[4] Jean-Claude Régnier – Des évidences de la formation en alternance qui posent questions - Revue CRS, publié dans "Journal de la Croix Rouge Suisse 2 (1998)
[5] G. Malglaive
Un site de Centre Inffo




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