Le tutorat dans l’entreprise
Le tuteur est une personne-ressources dans le cursus de formation de la personne en contrat ou en période de professionnalisation. Il s’agit d’une véritable fonction tutorale, susceptible d’accompagner et de guider la personne en formation et de lui permettre d’atteindre la qualification recherchée.
Quelles sont les missions du tuteur ?
Le tuteur a pour mission d’accueillir, d’aider, d’informer et de guider le bénéficiaire d’un contrat ou d’une période de professionnalisation.
- Il veille au respect de son emploi du temps.
- Il assure la liaison avec l’organisme ou le service de formation chargé de mettre en œuvre les actions de professionnalisation.
- Il participe à l’évaluation du suivi de la formation.
Comment exerce-t-il sa fonction tutorale ?
Le tuteur est désigné par l’employeur, à moins que ce dernier n’exerce lui-même ces missions. Une fois choisi, le tuteur doit être volontaire, justifier d’une expérience professionnelle de deux ans minimum dans une qualification en rapport avec l’objectif de qualification choisi. Le tuteur ne peut exercer sa mission auprès de plus de trois salariés (deux pour le chef d’entreprise). Le tuteur a la possibilité de se former à la fonction tutorale auprès d’un prestataire de formation.
Quelles sont les dépenses prises en charge par les Opca ?
Les Opca, au titre de la professionnalisation et du Dif prennent en charge :
- les dépenses relatives à l’exercice de la fonction tutorale, quel que soit le nombre de salariés accompagnés, à hauteurde 230 euros par mois dans la limite de six mois ;
- les dépenses liées à la formation du tuteur, à hauteur de 15 euros par heure, dans la limite de 40 heures.
Rapprochements et différences avec le maître d’apprentissage
Les missions du maître d’apprentissage sont quasi identiques à celles du tuteur dans le cadre de la professionnalisation.
Néanmoins, la vérification des acquisitions en relation avec le centre de formation des apprentis semble plus appuyée et le nombre de personnes “tutorées” moindre (deux seulement).
Le titre de maître d’apprentissage nécessite, en revanche, une plus longue expérience professionnelle (cinq ans) et surtout l’acquisition du diplôme ou du titre auquel se prépare l’apprenti. Il peut même se voir reconnaître le titre de maître d’apprentissage confirmé lorsqu’il a accompagné des apprentis pendant plus de deux ans.
Anne Grillot, chargée d’études à la direction juridique-observatoire de Centre Inffo.
Un site de Centre Inffo




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