Norvège
- Pop 2007 : 4 681 134
- Pop active 2007 : 2507,0
- Taux chômage 2007 : 2,6
- PIB 2007 par habitant : 183,6
- Croissance PIB 2007 : 3,1
- Inflation 2007 : 0,7
- Dépenses éducation (% PIB) 2004 : 7,02 (0,26 en 2002 Eurostat)
- Formation permanente - pourcentage de la population adulte âgée de 25 à 64 ans ayant participé à une formation ou à un enseignement 2007 : 18,0
- Jeunes ayant quitté prématurément l’école : pourcentage de la population âgée 18-24 ans ne suivant ni études ni formation et dont le niveau d’études ne dépasse pas l’enseignement secondaire inférieur : 21,4
- Pourcentage des personnes âgées de 25 à 64 ans avec un niveau d’éducation secondaire inférieur 2007 : 21,3
Sources : OCDE, Eurostat.
La Norvège est une monarchie constitutionnelle depuis 1905 et a pour capitale Oslo. Le pouvoir législatif est détenu par une assemblée parlementaire. Le pouvoir exécutif est exercé à trois niveaux :
- national par le roi et le gouvernement ;
- régional dans 19 comtés ;
- local dans 435 municipalités.
Il y a en Norvège, 2 langues officielles écrites (Bokmal et Nynorsk). Chaque municipalité est autonome dans le choix de la langue utilisé à l’école. Le Saami est une langue utilisée moins couramment, mais utilisé dans certaines écoles.
L’éducation relève de la responsabilité publique. Le ministère de l’éducation et de la recherche (UFD - Utdannings- og forskningsdepartementet) porte la responsabilité de l’ensemble des niveaux du système d’éducation : du primaire et du secondaire au supérieur, en passant par l’éducation des adultes. Une des conséquences est que tout enseignement ou formation dispensé par le secteur public est gratuit. Les coûts sont couverts par le budget public.
Par ailleurs les partenaires sociaux ont un rôle important et actif dans la conception et la mise en œuvre de la politique de formation et d’enseignement professionnels.
- Schéma du système éducatif norvégien :
La formation initiale
L’enseignement préscolaire est assuré principalement dans les jardins d’enfants (barnehage). Il n’est pas obligatoire et est destiné aux enfants de 0 à 5 ans. Depuis janvier 2006, les jardins d’enfants sont placés sous la responsabilité du ministère de l’éducation et de la recherche. En 2004, 72% des enfants âgés de 1 à 6 ans fréquentent les jardins d’enfants alors que 90% des enfants âgés de 5 ans y sont inscrits. Les jardins d’enfants sont payants, ce prix est fixé par le gouvernant norvégien.
Depuis une réforme de 1997, la scolarité est obligatoire de 6 à 16 ans : dix années à l’école primaire et au collège.
L’enseignement obligatoire comprend l’enseignement primaire et le premier cycle du secondaire. En 2005, 97% des enfants de l’école primaire et des collèges fréquentent l’école publique. Au lycée, 95% des lycéens sont inscrits en établissement public, le reste fréquente les établissements privés. La plupart de ces derniers, ont 85% de leurs dépenses prises en charge par le gouvernement. 60 000 élèves entrent chaque année à l’école primaire, et le nombre total des élèves est d’environ 600.000. Tous les élèves doivent se présenter aux examens finals, mais tous ceux qui achèvent les dix années de scolarité obligatoire obtiennent un certificat et peuvent accéder au second cycle de l’enseignement secondaire. Approximativement 90% des étudiants sont inscrits dans les universités publics.
L’enseignement au lycée général et professionnel concerne essentiellement les jeunes de 16 à 19 ans. Il comprend deux filières principales :
- l’enseignement général (trois ans), préparant aux études supérieures ;
- la formation et l’enseignement professionnel (quatre ans dont deux à l’école et deux en apprentissage), conduisant à une certification officielle de travailleur qualifié. Deux années sont passées en tant qu’apprenti dans une entreprise privée ou un établissement public. L’apprentissage fait donc partie intégrante de l’enseignement et de la formation du second cycle du secondaire.
La formation s’achève par un examen final permettant d’obtenir le diplôme professionnel dans l’une des quelque 200 professions officiellement reconnues. En 2005, 191.000 élèves sont inscrits au lycée, 31 000 élèves ont suivi une formation en tant qu’apprentis en entreprise, et 211.000 étudiants suivent une formation à l’université.
L’enseignement supérieur universitaire ou non universitaire, comprend également la formation professionnelle.
L’enseignement supérieur est dispensé par des établissements publics ou privés. L’État possède et gère 6 universités, 5 instituts universitaires hautement spécialisés, 26 instituts d’État et deux instituts d’art et d’artisanat. 29 établissements privés d’enseignement supérieur proposent des formations reconnues par le ministère. L’admission à l’enseignement supérieur est décidée au niveau central par le gouvernement. Environ 180 000 étudiants sont inscrits dans l’enseignement supérieur, dont 17 000 dans des établissements privés.
La formation continue
Les municipalités et les autorités des comtés sont responsables de l’éducation des adultes respectivement au niveau de l’école obligatoire et au niveau du lycée. 35 000 à 40 000 personnes suivent ces cours chaque année. Près de 30 000 immigrés sont inscrits à des cours de base de norvégien et d’études sociales. Vingt-deux associations d’études sans but lucratif et quatorze établissements d’éducation à distance dispensent un enseignement de différents types et à différents niveaux à un total de 725.000 participants inscrits chaque année. Les universités et les instituts assurent des cours d’éducation permanente et de perfectionnement des connaissances pour plus de 90 000 adultes. La formation pour l’emploi, la formation en entreprise et la formation dispensée par des organisations sectorielles s’ajoutent à ces chiffres, si bien que plus de 1,5 million d’adultes suivent chaque année des cours d’enseignement ou de formation.
Le financement de la formation relève de la responsabilité des pouvoirs publics. Les entreprises formatrices qui accueillent des apprentis reçoivent une aide des pouvoirs publics. Le montant de cette aide est déterminé annuellement par l’Assemblée nationale et correspond au coût d’une place de formation en établissement scolaire.
Il n’existe pas de dispositions fiscales particulières visant à inciter les entreprises à investir dans la formation continue. Toutefois, les coûts qu’elles engagent pour la formation professionnelle peuvent être déduits des impôts. Les services de l’emploi offrent un soutien financier pour la formation interne (BIO - Bedriftsintern opplaering cf. infra), afin de faciliter l’adaptation et la restructuration des entreprises.
Au niveau du salarié en tant qu’individu, les bourses et les prêts pour l’éducation permanente et la formation continue sont proposés aux mêmes conditions que pour la formation initiale, et le sont généralement par un fonds spécifique : le Lanekassen.
Le plan gouvernemental visant à développer les compétences des individus prévoit le co-financement, entre autres, des programmes de formation ayant lieu au poste de travail.
Depuis 2001, les salariés ont accès à un congé formation. Ces salariés doivent justifier d’au moins trois années de salariat dont deux dans l’entreprise où la demande est déposée. Le congé a une durée maximale de 3 ans, à plein temps ou temps partiel. Cependant les salariés ne peuvent pas revendiquer ce droit si leur absence a des répercussions sur le fonctionnement de l’entreprise ou l’organisation du personnel. Le financement de ce congé relève en premier lieu d’un accord entre le salarié et son employeur. Toutefois, le Lanekassen (cf. supra) peut intervenir.
L’enseignement et la formation sont également utilisés pour lutter contre l’exclusion des demandeurs d’emploi du marché des actifs. Une formation et une mise à niveau sont proposées pour faire correspondre les qualifications des demandeurs d’emploi et les offres des employeurs. Différentes actions ont été mises en place :
- La formation pour l’emploi (Arbeidsmarkedsopplæring - AMO). Cette formation permet d’acquérir des compétences spécifiques ou de les mettre à jour en vue de répondre à la demande du marché de l’emploi local. Certaines sont qualifiantes.
- La réadaptation est destinée aux personnes présentant un handicap physique, mental ou social. Une formation sur le poste de travail doit servir à améliorer leurs chances de trouver un emploi. Elle est en partie dispensée dans le système standard d’enseignement ou de formation et en partie dans des ateliers protégés, qui sont financés par les services de l’emploi.
- La formation interne (Bedriftsintern opplæring - BIO) est directement ciblée sur les besoins des petites et moyennes entreprises en matière de formation, en liaison avec le changement et le recrutement. Une partie des salaires du personnel qui participe à la formation est versée par les pouvoirs publics.
- Les emplois de remplacement pour les chômeurs, les entreprises peuvent remplacer temporairement leurs salariés participant à une formation par des demandeurs d’emploi. Une partie importante du salaire de ces derniers est versée par les services de l’emploi. La durée maximale d’un remplacement est de dix mois.
Par ailleurs, il existe un système de reconnaissance formelle des connaissances et compétences professionnelles acquises dans le contexte d’un emploi. Les salariés peuvent s’inscrire aux examens du diplôme professionnel. Ces candidats pratiques ne sont pas tenus de suivre une formation ou un enseignement formel, mais ils doivent avoir une expérience professionnelle représentant au moins 125 % de la durée normale de la formation pour la profession concernée, c’est-à-dire en général cinq ans. En principe, ils doivent passer le même examen final que les apprentis, qui comprend un volet théorique et un volet pratique. De nombreux employeurs encouragent leurs salariés à valider leurs compétences en passant l’examen. Les "candidats pratiques" représentent 50 à 60 % de l’ensemble des candidats qui se présentent à l’examen final du diplôme professionnel, et plus de 90 % le réussissent.
Les partenaires sociaux
Les partenaires sociaux ont un rôle important et actif dans la conception et la mise en œuvre de la politique de formation et d’enseignement professionnels. Ils sont directement associés, entre autres, à la définition de la structure et du contenu des formations reconnues, à l’élaboration des programmes et à celle des examens de formation professionnelle.
Les organisations d’employeurs et de salariés disposent de représentants dans toutes les grandes instances de conseil et de décision au niveau national et au niveau des comtés :
- le Conseil national de la formation professionnelle ( Rådet for fagopplæring i arbeidslivet - RFA )
- les vingt comités nationaux de formation ( Opplæringsråd ) qui représentent l’expertise dans différents domaines et professions reconnues ;
- la commission de formation professionnelle ( Yrkesopplæringsnemnda ) dans chaque comté ;
- les commissions d’examen ( prøvenemndene ) dans chaque comté et les commissions d’appel nationales ( ankenemndene ).
Plus concrètement, à travers les entreprises privées et les organismes publics, ils coopèrent étroitement avec les autorités en mettant à disposition des places d’apprentissage et des tuteurs sur le poste de travail.
Les partenaires sociaux
A la suite de la réforme majeure de l’enseignement universitaire, intitulée la promotion des savoirs « Knowledge Promotion » et mise en œuvre par le ministère de l’éducation et de la recherche, l’enseignement primaire et secondaire fait également l’objet de cette réforme. L’objectif de cette réforme est de soutenir et développer la meilleure formation de base. Tout cela dans le but de permettre que les élèves soient capables de relever les défis d’une société de connaissance.
En ce qui concerne l’enseignement préscolaire, ces dernières années les débats politiques concernaient en priorité le financement de ce secteur. Les parents devraient participer au financement à hauteur de 20%, l’état et les collectivités prendraient en charge le reste. Dès 2005, le gouvernement déplace la responsabilité de l’enseignement préscolaire du ministère de la jeunesse et des affaires familiales au profit du ministère de l’éducation et de la recherche. Ce changement reflète la volonté du gouvernement de permettre à l’éducation préscolaire d’être partie intégrante du système éducatif.
Les programmes de l’enseignement primaire et secondaire sont en cours de refonte par la direction de l’éducation et de la formation. Ces modifications visent à accentuer l’approche des compétences et connaissances de base, elles visent également à améliorer les méthodes de travail et d’organisation de chaque élève ou apprenti. Ce nouveau programme est opérationnel depuis Aout 2006 pour les niveaux 1-9 et 11. Tandis que celui des niveaux 10 et 12, en 2007 et dès 2008 pour le niveau 13.
Un nouveau système de financement de l’université a été introduit. Les établissements universitaires se sont vu attribuer d’avantage de liberté notamment en termes d’organisation. De nouvelles formes d’évaluation sont introduites. Chaque étudiant possède un plan de formation individuel et un droit de compléter sa formation à l’international.
Liens
- CEDEFOP (Centre européen pour le développement de la formation professionnelle)
- Démarche à suivre pour accéder à la présentation du système de formation professionnelle en Norvège :
- Enregistrez-vous préalablement sur le "LOGIN" de la page d’accueil : www.trainingvillage.gr
- Accédez à la page de présentation des systèmes nationaux : (ou sur le site : cliquez sur National VET Systems dans la rubrique Information Resources puis cliquez sur country specific reports)
- choisissez le pays et la version du rapport (date et langue)
- European Training Foundation : www.etf.eu.int
- Eurydice : www.eurydice.org
- Ministère de l’éducation et de la recherche : odin.dep.no/odin/english/bn.html
- Centre de ressources national en matière d’éducation : www.nls.no
- Direction du travail : www.aetat.no
- Ministry of Children and Family Affairs : odin.dep.no/bfd
Bibliographie
- National summary sheet on education systems in Europe and ongoing reforms : EURYDICE, Juin 2006.
- Complete National Overview : www.european-agency.org/nat_ovs/norway/9.html
- Complete National Overview by the European Agency : www.european-agency.org/nat_ovs/norway/9.html
- Situation of modern language learning and teaching in Europe : www.ecml.at/documents/members/NorwayNR.pdf
Un site de Centre Inffo




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